Extraits de presse de l'ensemble Campsis

FLÛTES AU PLURIEL AVEC DOMINIQUE LEMAÎTRE

site Resmusica Le 4 mars 2015 par Michèle Tosi

 

Critique à propos du CD Pulsars
 

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PiedNu

Dominique Lemaître (né en 1953) : « Pulsars ». Ombra della sera, trio pour piccolo, flûte et flûte alto ; De la nuit 2 pour flûte alto et piano ; Pulsars pour deux flûtes ; Echos des cinq éléments pour piano ; Still pour flûte alto seule ; Miroirs de l’attente pour quatuor de flûtes ; Côté jardin pour flûte seule ; Cantus pour flûte et percussion. Ensemble Campsis : Myriam Chiapparin et Elise Patou, flûte ; Barbara Fritz, flûte et piccolo ; Brigitte Trannoy-Petitgirard, piano ; Bernard Heulin, percussion ; François Veilhan, flûte, flûte alto et direction. Collection PiedNu PNO214. Enregistré à l’Auditorium du Conservatoire Guy Dinoird de Fontenay-sous-Bois en juillet 2013. Notice en français. 79’44.

 


Appelant des résonances cosmiques, Pulsars est le septième CD monographique du compositeur Dominique Lemaitre. L’album scelle une collaboration active autant que fructueuse menée avec le flûtiste émérite François Veilhanet son ensemble Campsis.

C’est la flûte donc, déclinée dans tous ses registres et sa gamme d’expression, qui est à l’honneur dans sept des huit titres de ce nouveau disque balayant quelques vingt années de composition. Instrument immémorial du souffle originel, de l’incantation et du mystère (Still pour flûte alto), la flûte chez Dominique Lemaître est aussi source d’énergie en phase avec l’activité du cosmos. A l’instar de Gérard Grisey captant les signaux des astres dans Le noir de l’étoile, Dominique Lemaître convoque deux flûtes jumelles dans Pulsars pour exprimer l’irradiance des sonorités et la fulgurance des trajectoires. Dans Ombra della sera, nom d’une petite statuette étrusque en bronze qui exerce son pouvoir d’attraction sur le compositeur, les « mixtures » des trois timbres colorés de souffle (piccolo, flûte et flûte alto) évoquent parfois les jeux d’anche de l’orgue. Des associations que l’on retrouve dans Miroirs de l’attente pour quatuors de flûtes – merveilleux ensemble Campsis – où les instruments font miroiter les couleurs sous des éclairages sans cesse renouvelés.

Si l’on sent ce qu’il doit à la génération des spectraux dans sa quête des espaces sonores et du champ de la résonance, Dominique Lemaître aime instaurer des climats méditatifs dans un temps très étiré qui maintient l’écoute comme suspendue à la destinée de la trajectoire sonore. Dans De la nuit 2, le piano est la chambre d’écho où s’immerge progressivement la flûte alto dans une atmosphère très sombre et onirique. Dans Côté jardin (à la Villa d’Este), c’est au contraire l’instrument solaire et incantatoire qui prévaut – celui de François Veihlan multipliant les performances solistes dans cet album – et un travail subtil sur l’irisation des sonorités de la flûte. On respire même un certain parfum d’orient dans Cantus, associant la flûte à une riche palette de percussions (mates et résonnantes) offrant des contrastes saisissants de dynamiques et de colorations timbriques. Seule pièce qui ne sollicite pas la flûte et axe médian de cet enregistrement, Échos des cinq éléments pour piano solo est une référence directe à la pensée chinoise. Sous les doigts de Brigitte Trannoy-Petitgirard, la pièce explore les potentialités spatiales et résonnantes du piano selon divers processus renouvelant d’autant l’écriture et les trajectoires sonores.

 

 

Source :

 

http://www.resmusica.com/2015/03/04/flutes-au-pluriel-avec-dominique-lemaitre/

concert lecture du 25 mai 2013

"Mémoire des mines du Nord de la france" Médiathèque Margueritte Audoux Paris 3°


Festival Nomades.

publication sur la page Facebook de la mediathèque Margueritte Audoux :

"RETOUR SUR LES 5E JOURNEES NOMADES à LA BIBLIOTHEQUE

Lecture Concert: FASCINANT"

"Mémoires des mines du nord de la France." Nouvelles inédites de Maurice Andrieux par le comédien Jean-Claude Mézières et l'ensemble de flûtes Campsis (Myriam Chiapparin, Barbara Fritz, Elise Patou et le concepteur François Veilhan).


Concert du Quatuor CAMPSIS (Nice le 17-04-2012),  article publié sur le site "Ars Antonina"

 

L’Association « ARS ANTONINA » vient de nous offrir un concert original et d’une qualité exceptionnelle.

 

Original, en effet, puisque, en ce mardi 17 Avril 2012, en L’Eglise Anglicane de Nice, rien moins que trois œuvres contemporaines nous étaient offertes, dont une en création mondiale.

D’autre part, la formation choisie : L’Ensemble parisien de flûtes : «CAMPSIS» étant à géométrie variable, les œuvres pour deux, trois, quatre flûtes se succédaient en une harmonieuse variété mélangeant les styles et les époques.

 

Ainsi au « Quatuor de flûtes » op. 19 d’Anton REICHA (1770-1836), d’une belle cohérence, succédait la « Sonate en si mineur » pour trois flûtes sans basse op.7 de BODIN DE BOISMORTIER (1689-1775), grand compositeur méconnu du dix-septième siècle : petit chef d’œuvre.

 

Puis venait une partition riche, colorée, originale d’Alain LOUVIER (né en 1945) : «Herbier1» pour deux flûtes (2004) où les effets de modes de jeu (notamment en quarts de ton) étaient parfaitement intégrés au discours musical lyrique.

 

Après l’entracte, François VEILHAN, âme et fondateur du Quatuor « CAMPSIS », nous faisait découvrir une pièce pour flûte seule, joliment mélodique, d’Ivan DÉGARDIN.

 

La transcription du « Trio op.87 pour deux hautbois et cor anglais » de BEETHOVEN était particulièrement réussie. Quant à la création mondiale de « For Four » pour quatre flûtes d’Alain FOURCHOTTE, elle obtint un franc succès dû à l’expressivité du discours , bien mise en relief par le talent des quatre flûtistes qu’il faut citer : Barbara FRITZ, Elise PATOU, Myriam CHIAPPARIN, François VEILHAN.

 

Enfin, après le sublime « Adagio » K.V.411 de MOZART pour trois flûtes, les quatre virtuoses nous offraient une brillante transcription pour quatre flûtes de L’ « Ouverture » des «Noces de Figaro» : fin endiablée et couronnant d’un succès total ce beau concert.

 

J. Anton