Extraits de presse et commentaires des compositeurs

Penser la flûte d’aujourd’hui avec François Veilhan

Le 24 juin 2019 par Michèle Tosi ResMusica

Flûtiste et pédagogue, regardant aussi vers la poésie et la peinture qu’il pratique en privé, François Veilhan appartient à cette catégorie d’interprète-chercheur qui explore les moyens de créer des liens, à la fois entre l’histoire et la création d’aujourd’hui, la musique et les autres arts, et entre l’interprète qu’il est et les compositeurs dont il sollicite des commandes. Deux CD monographiques, autour du répertoire pour flûte d’Alain Louvier et de Roger Tessier, viennent de paraître.

« Je me suis vite aperçu que l’univers restreint de l’instrument proprement dit ne me suffisait pas. »
ResMusica : François Veilhan, vous êtes flûtiste, interprète chevronné et musicien engagé dans la création de votre temps. Avez-vous grandi dans un milieu musical ?

François Veilhan : Mes parents n’étaient pas musiciens, mon père travaillait dans le théâtre et nous avions une vie plutôt itinérante. J’ai commencé la flûte vers l’âge de 12 ans, à Orléans, avec Ida Ribera, une magnifique pédagogue qui m’a mis le pied à l’étrier. N’ayant pas pu rentrer au CNSM de Paris, j’ai ensuite intégré l’École normale avec Christian Lardé mais je me suis vite aperçu que l’univers restreint de l’instrument proprement dit ne me suffisait pas. Ma rencontre en 1976 avec le flûtiste Michel Debost, avec qui je vais travailler en privé durant trois ans, est alors déterminante quant aux objectifs que je pressens, à savoir les dimensions du son, de l’écoute et leur interaction avec les autres arts.

RM : Est-ce à lui que vous devez cette ouverture sur le monde contemporain ?

FV : Pas exactement. Je la dois d’avantage à une autre personnalité du monde musical, le compositeur Pierre Israël Meyer, décédé en 1979, avec qui j’ai beaucoup échangé à une certaine époque de ma formation. Pour autant, c’est dans la classe de Michel Debost, qui a été pour moi un véritable maître à penser, que je rencontre Pierre-André Valade avec qui s’amorce une collaboration au long cours. J’intègre en effet, grâce à lui, l’ensemble Musique oblique qui me plonge dans le bain de la musique d’aujourd’hui : j’ai ainsi eu la chance de créer Antara (deuxième version) du compositeur anglais George Benjamin avec qui nous avons travaillé lors de sa résidence à Paris avec l’ensemble. Musique Oblique a collaboré avec Philippe Herreweghe pour un projet Scelsi au festival de Saintes, qui m’a marqué. Je suis resté treize ans dans l’ensemble, avant sa dissolution, durant lesquels j’ai fait beaucoup de découvertes. J’avais eu l’occasion aussi de jouer avec Court-Circuit, un ensemble toujours très actif aujourd’hui, crée en 1991 par Philippe Hurel et Pierre-André Valade.

RM : Étiez-vous, à l’époque, déjà attiré par la pédagogie ?

FV : J’ai toujours mené en parallèle mon activité d’instrumentiste et de pédagogue. J’enseigne au Conservatoire du Xe arrondissement depuis 1979. J’ai ensuite repris la classe d’Ida Ribera à Meudon où j’ai eu de grands élèves qui sont devenus professionnels. Le paysage a changé dans ce Conservatoire à Rayonnement Départemental qui recrute aujourd’hui davantage de jeunes enfants.

« Je voulais démontrer que l’on pouvait se familiariser avec les nouvelles techniques de jeu de la musique contemporaine sans renier l’apprentissage traditionnel de l’instrument. »
RM : Vous y êtes toujours en poste et avez, depuis lors, fait paraître plusieurs manuels pédagogiques.

FV : Mon investissement dans ce domaine m’a en effet amené à écrire des ouvrages pour l’apprentissage. Dans le premier, Sonorité et techniques contemporaines édité chez Lemoine (collection P. A. Valade), je voulais démontrer que l’on pouvait se familiariser avec les nouvelles techniques de jeu de la musique contemporaine sans renier l’apprentissage traditionnel de l’instrument. C’est cette continuité qu’il m’importait de signifier à travers des exemples et des exercices proposés. D’ailleurs, j’aimerais un jour écrire un livre sur l’historique de la flûte, qui retracerait son évolution jusqu’à la flûte contemporaine. La deuxième publication, chez Lemoine toujours, est une sorte de méthode illustrée, Les chemins de la flûte, où je développe une des idées fondatrices pour moi en matière de pédagogie, à savoir le travail essentiel de l’écoute. On se focalise sur le travail de la mélodie dans l’apprentissage de la flûte mais sa projection dans l’espace, le temps, les silences, et la manière dont elle sonne à côté d’une autre ligne, dans un bain harmonique, une structure rythmique, sont, à mon sens, des dimensions à développer avec la même acuité. J’ai donc écrit de courts textes musicaux avec une deuxième, voire une troisième voix, en faisant intervenir la percussion et en introduisant des couleurs modales. J’ai également mis en perspective des images qui guident l’inspiration en suggérant d’autres espaces pour l’interprétation.

RM : Je suppose qu’ils constituent le socle de vos cours…

FV : Je les mets en pratique bien évidemment. Je cherche dans ma pédagogie une manière de travailler dans un univers pluridisciplinaire qui permette de créer un espace poétique. C’est une approche lente et profonde du monde sonore auquel bon nombre de mes élèves ont adhéré. J’aime articuler mon enseignement autour de projets, surtout s’ils font intervenir d’autres supports artistiques. Je propose également des exercices d’écriture collective à partir de poèmes ou de tableaux qui sont autant d’impulsions pour la musique à venir : couleur harmonique, temporalité, matière sonore, dramaturgie… on dresse ensuite une ou plusieurs partitions. Le passage à l’écrit est une étape intéressante chez les instrumentistes, qui sont amenés à se poser de multiples questions. Je tiens aussi à travailler sur les transcriptions qui permettent d’extrapoler le champ restreint de la flûte, avec, par exemple, les musiques traditionnelles du continent africain.

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RM : Revenons à votre carrière d’interprète. Elle est jalonnée de rencontres avec des compositeurs et de collaborations au long cours.

FV : Après l’expérience de Musique oblique, j’ai travaillé en freelance. J’avais apprécié cette période fructueuse avec l’ensemble mais j’avais pu éprouver que dans le domaine de la création, on n’approfondit pas toujours suffisamment les partitions que l’on découvre. Je souhaitais avoir des contacts plus suivis avec les compositeurs et choisir des personnalités avec qui je ressente des affinités artistiques. Ce fut d’abord Dominique Lemaître, un compositeur attiré, comme je le suis, par la peinture et la poésie. Il a beaucoup écrit pour la flûte, des pièces qui associent l’instrument à un récitant notamment, ou qui transcrivent, dans le champ sonore, des univers visuels. Ce fidèle compagnonnage de près de vingt ans s’est concrétisé par un disque, Pulsars, en 2015.

RM : L’album fait appel à l’ensemble Campsis que vous avez créé.

FV : Le quatuor de flûte Campsis s’est formé sous mon impulsion en 2009, en même temps que la création de l’association Mémoires sonores qui accueille aujourd’hui tous nos projets. Tout en m’intéressant à la musique d’aujourd’hui, je voulais en effet, à travers le répertoire de la flûte évidemment, travailler sur la mémoire, avec des compositeurs et des œuvres qui s’y réfèrent. J’ai ainsi monté un projet autour de l’écrivaine Charlotte Delbo qui a donné lieu, dans le cadre de divers festivals en 2013, à des « Journées Charlotte Delbo » en 2016, et des concerts-rencontres. Avec Édith Scob en récitante, les concerts réunissaient plusieurs compositeurs dont Dominique Lemaître, Philippe Hersant, qui a mis en musique les vers de la poétesse. J’ai également collaboré avec Alain Fourchotte, un compositeur vivant à Nice, qui a beaucoup écrit pour la flûte et sollicite souvent la peinture, celle de Jean Villeri et d’Henri Matisse notamment, ou la poésie (René Char…). Je citerais encore l’Italien Biagio Putignano, un compositeur qui s’intéresse à l’espace à travers ce que l’on pourrait appeler « des mobiles musicaux », et dont j’ai créé un certain nombre d’œuvres. Cette thématique de la mémoire m’a rapproché également de personnalités comme Jean-Luc Darbellay, Patrice Fouillaud ou encore Arnaud Petit, des musiciens un peu en marge du monde musical institutionnel, dont la démarche singulière m’intéresse.

RM : Venons-en à votre actualité : celle du CD chez Triton sorti ce mois-ci , Flûtes espaces, promenade… : un enregistrement monographique consacré à Alain Louvier. Comment s’est faite la rencontre avec le compositeur ?

FV : Je savais qu’il avait composé pour la flûte ; je suis donc allé sur son site et y ai découvert des pépites. Alain Louvier a dans son catalogue (comme l’avait Dominique Lemaître), un vrai quatuor pour flûte intitulé Neuf Carrés, une aubaine pour l’ensemble Campsis, bien évidemment ! Je l’ai donc contacté et, malgré quelque réticence de sa part à revenir sur des œuvres « anciennes », celles des années 1970 qui n’avaient pas été rejouées récemment, nous nous sommes mis au travail, en bénéficiant de ses conseils et éclairages, car le projet, autant que l’écriture, est aussi passionnant que complexe. Louvier y spécule sur les nombres, les proliférations géométriques. Il mêle pour des territoires vierges ( ?) divers timbres de la flûte basse, la flûte alto, la flûte et le piccolo, termine certains mouvements à quatre piccolos ou en superposant des modes de jeux : un challenge pour l’équilibre sonore et la justesse. Les énergies naturelles se conjuguent avec la fragilité des alliages, et la rigueur des constructions. La pièce, jouée en concert, s’accompagne d’une projection vidéo de graphismes dont je me suis permis de proposer une version colorée et « interprétée ». Avec Promenade (1971) pour flûte et piano, Herbier 1 (2004) pour deux flûtes, et Qu’est devenu ce bel œil (1976) pour flûte et bande, en hommage à Claude Le Jeune, nous avions la matière pour penser à un disque. J’ai alors suggéré à Alain Louvier d’écrire une nouvelle pièce pour flûte et clavecin, que nous pourrions jouer ensemble. L’idée a rapidement germé dans sa tête, et en juin dernier, la partition d’Herbier 7 était prête, intégrant les micro-intervalles dans la partie de clavecin comme dans celle de la flûte. L’œuvre a été créée dans l’élan, par le compositeur et moi-même, à l’auditorium Marcel Landowski du CRR de Paris, en mai 2018.

» Le projet, autant que l’écriture, est aussi passionnant que complexe. Alain Louvier y spécule sur les nombres, les proliférations géométriques. »
RM : Comme pour la musique d’Alain Louvier, il vous importe de relier des pièces anciennes à celles d’aujourd’hui.

FV : C’est cet enjambement dans le temps, des années 1960 à nos jours, qui m’intéresse en effet : des Haïkus postsériels de 1965 aux œuvres spectrales comme Miroir du silence pour flûte, clarinette et vibraphone, jusqu’au Dernier voyage de Gulliver pour flûte, piano et violoncelle, que nous avons créé, Isabelle Veyrier, Jacques Knut et moi, il y a peu, dans l’auditorium du Conservatoire du Xe arrondissement. Roger Tessier a fondé avec Tristan Murail l’Ensemble Itinéraire en 1973 et possède aujourd’hui un catalogue de plus d’une centaine d’œuvres qui ne cesse de s’enrichir. Je l’ai rencontré par l’intermédiaire de Michel Passelergue, un poète et écrivain qui a contribué à la rédaction de la revue Phréatique avec Gérard Murail, le père de Tristan. Le dialogue musical s’est tout de suite instauré avec Tessier et des liens d’amitié très forts se sont noués. Nous avons beaucoup joué sa musique durant cette année anniversaire et j’ai à cœur de faire paraître cet enregistrement dont le master est déjà prêt.

RM : De quel aide financière bénéficiez-vous ?

FV : L’association Musique mémoire ne reçoit aucune subvention et notre fonctionnement repose sur l’équilibre fragile entre des dossiers que je monte à la force du poignet et des personnes qui veulent bien nous suivre au coup par coup. Nous avons eu l’aide généreuse de la Fondation Salabert pour le CD Louvier, ainsi que le soutien du Conservatoire Régional de Paris et de GPSO pour le prêt du studio où nous avons enregistré. J’ai parfois l’impression d’être isolé au sein de mon travail et de beaux projets comme le « Concert poème » autour de Michel Passelergue qui fait dialoguer musique et poésie, ou autour de la peinture D’Anna Mark n’ont pas toujours la répercussion que je souhaiterais et ont du mal à être repris. Ce n’est pas simple, tout cela requiert beaucoup d’énergie.

Crédits photographiques : © Michel Dornard

Flûtes, botanique et mathématiques avec Alain Louvier

Article du 14 juillet 2019 par Michèle Tosi paru dans ResMusica

Cet album monographique, consacré à la musique pour flûtes d’Alain Louvier, réunit cinq pièces qui n’ont encore jamais fait l’objet d’un enregistrement. Aux côtés des flûtes de François Veilhan et son ensemble Campsis, le clavecin et le piano sont tenus par le compositeur en personne.
Compositeur, chef d’orchestre, pédagogue et directeur honoraire de plusieurs institutions musicales, Alain Louvier est également botaniste, capable, nous dit-il, d’identifier chaque plante qui s’offre à sa vue lors de ses promenades. On ne s’étonnera donc pas de retrouver l’univers des végétaux au cœur de son inspiration de musicien : ainsi sept Herbiers ont-ils vu le jour de 2004 à 2018, écrits pour un dispositif instrumental chaque fois renouvelé. Les Herbiers 1 (pour deux flûtes) et 7(pour flûte et clavecin) ont en commun le fait qu’ils forment un cycle. Herbier 7 (2018), la pièce la plus récente de l’album, débute l’enregistrement quand Herbier 1 le referme. C’est le choix de la plante et son aspect plastique qui génèrent l’écriture de ce dernier, avec, comme seule contrainte, la volonté de débuter chaque pièce du cycle sur la même note ré. L’invention et l’humour sont à l’œuvre dans ces miniatures renouvelant d’autant l’intérêt de l’écoute : profil élégant et lignes ployantes des deux flûtes (François Veilhan et Élise Patou) dans Cytise, rythme libre pour la Dame d’onze heures (Ornithogale), souffle et slaps étranges dans Onagre. Aussi court que rafraichissant, Perce-neige convoque deux piccolos alertes tandis qu’un mode en quarts de ton colore subtilement les lignes d’Onagre. L’intérêt d’Alain Louvier pour la microphonie (son « Clavier non tempéré » en témoigne aisément) se manifeste avec plus d’envergure encore dans Herbier 7 où le clavecin est soumis à une scordatura : sept touches du clavier supérieur ont été baissées d’un quart de ton. Comme son maître Messiaen le fait avec les oiseaux, Louvier décrit avec le même attachement sentimental les plantes (Sycomore, Roseau, Ébène du Mozambique, Bambou, etc.) qu’il a voulu traduire musicalement. Chaque commentaire est accompagné, dans la notice du CD, d’une photo en couleur. Après Sycomore où flûte et clavecin sont chevillés au corps, Roseau nous fixe dans l’oreille les intervalles de « grande tierce » ou encore de « quarte majeure » joués par les instruments. C’est le jeu luthé du clavecin qui est requis dans le début de Bambou faisant résonner ses harmonies étranges. Poirier est une véritable « pièce de clavecin en concert » comme l’entendait Rameau, l’instrument faisant valoir toute l’étendue de ses sonorités. Même élan virtuose dans Genevrier avec le piccolo. La glissade facétieuse in fine provient du clavecin, via un mode de jeu breveté par Alain Louvier.
Qu’est devenu ce bel œil? est une pièce mixte pour flûte et bande (1976). La partie électroacoustique est réalisée avec les moyens analogiques de l’époque, à savoir quatre magnétophones Revox diffusant huit pistes préenregistrées par le compositeur : sons instrumentaux (dont un piano en quarts de ton) et bruits de nature confèrent un environnement très poétique à la flûte de François Veilhan qui cite et paraphrase la célèbre chanson de Claude Le Jeune et son curieux profil chromatique.
Promenade pour flûte en sol et piano relève du théâtral musical dont le présent enregistrement ne peut restituer toute l’envergure scénique. Imaginons donc un flûtiste (François Veilhan toujours) déambulant sur la scène et autour du piano en donnant parfois de la voix. Au piano et à ses accessoires (baguettes diverses, sifflet, balles de ping-pong, etc.), le compositeur exécute, quant à lui, trois de ses Préludes pour les cordes de l’instrument. Dans ce contexte sonore semi-aléatoire, la performance finement conduite réserve à l’auditeur plus d’une surprise.
Alain Louvier a vint-neuf ans lorsqu’il écrit Neuf Carrés, à la demande de Pierre-Yves Artaud. L’œuvre hautement spéculative (tout est minutieusement expliqué dans la pochette du CD) est conçue pour quatre flûtistes jouant de toutes les flûtes (du piccolo à la flûte basse) et dix diapositives. Le projet mêle en effet géométrie plane et musique, graphismes et données mathématiques à l’appui. Louvier souhaite que les « figures-mères » qu’il a lui-même élaborées soient projetées durant l’exécution. La contrainte est souvent le meilleur des stimulants pour s’aventurer hors des sentiers battus. Aussi, l’imaginaire sonore est-il sollicité et tous les ressorts de l’écriture à quatre flûtes, microtonalité comprise, dans cette traduction musicale rigoureuse ouvrant un espace acoustique insoupçonné. Il est restitué avec un engagement de tous les instants et une énergie communicative par les membres du quatuor Campsis, servis par un enregistrement d’une qualité optimale.

dossier flute la lettre du musicien n 479

François Veilhan

a collaboré à la rédaction du

dossier spécial flûte dans

« La Lettre du Musicien »

dossier flute la lettre du musicien n° 479

A propos du concert donné au festival L‘art pour l’Aar un Commentaire de Jean-Luc Darbellay :

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« Magnifique, le concert offert par le festival « l’art pour l’Aar » au public bernois et, en particulier, aux membres de l’Alliance française de Berne.

François Veilhan (flûtes) et Brigitte Trannoy-Petitgirard (piano) ont présenté un programme franco-suisse très intéressant, comprenant du côté français la magnifique sonatine de Henri Dutilleux, merveilleusement interprétée, et une oeuvre exquise de Roger Tessier « Trois haïkus » sur des textes de Michel Passelergue pour flûte et piano.

Du côté suisse quelques compositions du « groupe des cinq » qui forme le comité de « l’art pour l’Aar »(une série de concerts de musique contemporaine dédiée essentiellement aux compositeurs suisses) ont été très soigneusement jouées par la pianiste et le duo.

Lors de l’entretien précédant le concert, les intervenants ont fait part de leurs réflexions concernant les particularités de la musique suisse face à celle des créateurs français et à celle provenant du reste de l’europe autour de la Suisse.

Etant très proches de la France les artistes de la Suisse Romande tissent tout naturellement des liens culturels profonds avec la pensée musicale française, ce qui est le cas de Pierre-André Bovey et de Jean-Luc Darbellay.

Les compositeurs suisse-allemands ont inversement subi les influences germaniques. Ils se sont souvent perfectionnés auprès des institutions universitaires de nos voisins avec leur tradition musicale d’un poids considérable, et, à la limite, un peu étouffante. C’est le cas de Markus Hofer qui a étudié essentiellement à Zurich.

Chaque compositeur a développé un style très personnel, inclassable pour les musicologues étrangers.

Le florilège des influences très prononcées, variées de nos pays avoisinants a marqué les résidents suisses.

Une complexité fertile, sans école reconnaissable représente, en fin de compte, une richesse énorme pour nous, puisque accessible facilement par la langue et la proximité géographique. Nous nous retrouvons donc sans tradition musicale propre dans une position géo-culturelle idéale.

La musique a évolué en France en suivant en général des écoles très distinctes. L’impressionnisme, une tendance typiquement française, a été relayée par le néoclassicisme d’une part et la dodécaphonie, la sérialité et le spectralisme de l’autre.

Plus tard ces tendances ont côtoyé la néotonalité.

En Allemagne et en Autriche, après la période romantique avec Brahms et Wagner, Mahler a écrit des oeuvres postromantiques qui ont ouvert la voie à autre chose. Schönberg et Webern ont installé leur nouveau système, repris par une génération qui se basait essentiellement sur la théorie musicale (Boulez et Stockhausen). Toutes ces tendances ont été récupérées par les compositeurs suisses à leur façon.

Le cas de Hans Eugen Frischknecht est typique et symptomatique: il était à la fois l’un des deux élèves suisses d’Olivier Messiaen à Paris et élève de Boris Blacher à Berlin plus tard.

Ce vaste sujet à permis au duo Veilhan/Trannoy-Petitgirard de mettre en évidence tous les aspects de ces tendances d’une manière précise, maitrisée et très sensible. Une belle perfomance! Un public heureux! »

Jean-Luc Darbellay

festival L‘art pour l’AarCommentaire de Jean-Luc Darbellay

Ce vendredi 25 mars 2016, s’est tenu à la Fondation de Monaco un récital dont on aurait pu penser à première vue qu’il avait à voir avec le Collège Franco-Britannique de la Cité, car il n’est pas rare que des maisons, coopèrent en matière culturelle. Mais pas du tout, ce récital se nommait Franco-Britannique, tout simplement parce qu’il rassemblait des musiciens français et britanniques, en particulier des compositeurs.

L’un des deux Français n’était pas là. Mais on l’excuse car il s’agit de Claude Debussy avec un morceau de 1927 publié le titre de Syrinx, en référence à la nymphe Syrinx, connu maintenant comme La Flûte de Pan, mais qui est la première pièce d’importance pour flûte solo depuis Bach. Un extrait nous a été interprété par François Veilhan, le flûtiste sur lequel reposait tout le concert. Il joue de la flûte et non de la flûte de Pan, mais son jeu de scène presque sautillant pouvait évoque le dieu.

Ensuite est venu un Capriccio de Roberto Gerhard, une pièce plus sifflée, joué par un François Veilhan toujours bondissant. Puis nous sommes passé à un compositeur contemporain, d’autant plus qu’il se trouvait dans la salle, Alastair Greig qui apportait avec lui un morceau composé en 2015 à New York “Even by moonlight I have no peace” qui est une phrase tirée du célèbre roman de Bulgakov : le Maître et Marguerite, (qui met en scène le diable en personne) et qui sert de titre à cette pièce évoquant le dilemme de Ponce Pilage condamnant Jésus, avec deux parties, la première lente et la seconde rapide.

Après cela nous avons eu droit à Still une pièce composée en 2010 par Dominique Lemaître, un compositeur hors normes, qui a crée ce morceau en faisant subir une transformation à une précédente composition de 2008 : “Encore la Nuit” qui incluait un personnage récitant adossé au paysage constitué par le son de la flûte. En supprimant le personnage il ne restait plus que le paysage, en toute tranquillité, interprété par François Veilhan à la flûte alto, proche de la respiration humaine.

Pour finir nous sommes revenus à un compositeur britannique : George Benjamin, avec Flight de 1979 qui s’inspire du vol des oiseaux montant sans effort apparent dans l’azur pour plonger ensuite en piqué. Dans ce morceau de 8mn on entend plusieurs choses, d’abord des soufflés qui évoquent le bruit des ailes puis c’est le chant des oiseaux qui semblent être là. La soirée s’est terminée dans une joyeuse ambiance très conviviale avec la présence d’enfants musiciens.

Frédéric Sausse

source : Le journal sur la vie de la Cité Internationale Universitaire de Paris

Fondation de Monaco 25 mars 2016 ParisRécital Franco-Britannique

Critique de Michèle Tosi dans ResMusica à propos du CD Pulsars (éditions PiedNu)

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FLÛTES AU PLURIEL avec Dominique LEMAÎTRE

site Resmusica Le 4 mars 2015 par Michèle Tosi

Dominique Lemaître (né en 1953) : « Pulsars ». Ombra della sera, trio pour piccolo, flûte et flûte alto ; De la nuit 2 pour flûte alto et piano ; Pulsars pour deux flûtes ; Echos des cinq éléments pour piano ; Still pour flûte alto seule ; Miroirs de l’attente pour quatuor de flûtes ; Côté jardin pour flûte seule ; Cantus pour flûte et percussion. Ensemble Campsis : Myriam Chiapparin et Elise Patou, flûte ; Barbara Fritz, flûte et piccolo ; Brigitte Trannoy-Petitgirard, piano ; Bernard Heulin, percussion ; François Veilhan, flûte, flûte alto et direction. Collection PiedNu PNO214. Enregistré à l’Auditorium du Conservatoire Guy Dinoird de Fontenay-sous-Bois en juillet 2013. Notice en français. 79’44.

Appelant des résonances cosmiques, Pulsars est le septième CD monographique du compositeur Dominique Lemaitre. L’album scelle une collaboration active autant que fructueuse menée avec le flûtiste émérite François Veilhanet son ensemble Campsis.

C’est la flûte donc, déclinée dans tous ses registres et sa gamme d’expression, qui est à l’honneur dans sept des huit titres de ce nouveau disque balayant quelques vingt années de composition. Instrument immémorial du souffle originel, de l’incantation et du mystère (Still pour flûte alto), la flûte chez Dominique Lemaître est aussi source d’énergie en phase avec l’activité du cosmos. A l’instar de Gérard Grisey captant les signaux des astres dans Le noir de l’étoile, Dominique Lemaître convoque deux flûtes jumelles dans Pulsars pour exprimer l’irradiance des sonorités et la fulgurance des trajectoires. Dans Ombra della sera, nom d’une petite statuette étrusque en bronze qui exerce son pouvoir d’attraction sur le compositeur, les « mixtures » des trois timbres colorés de souffle (piccolo, flûte et flûte alto) évoquent parfois les jeux d’anche de l’orgue. Des associations que l’on retrouve dans Miroirs de l’attente pour quatuors de flûtes – merveilleux ensemble Campsis – où les instruments font miroiter les couleurs sous des éclairages sans cesse renouvelés.

Si l’on sent ce qu’il doit à la génération des spectraux dans sa quête des espaces sonores et du champ de la résonance, Dominique Lemaître aime instaurer des climats méditatifs dans un temps très étiré qui maintient l’écoute comme suspendue à la destinée de la trajectoire sonore. Dans De la nuit 2, le piano est la chambre d’écho où s’immerge progressivement la flûte alto dans une atmosphère très sombre et onirique. Dans Côté jardin (à la Villa d’Este), c’est au contraire l’instrument solaire et incantatoire qui prévaut – celui de François Veihlan multipliant les performances solistes dans cet album – et un travail subtil sur l’irisation des sonorités de la flûte. On respire même un certain parfum d’orient dans Cantus, associant la flûte à une riche palette de percussions (mates et résonnantes) offrant des contrastes saisissants de dynamiques et de colorations timbriques. Seule pièce qui ne sollicite pas la flûte et axe médian de cet enregistrement, Échos des cinq éléments pour piano solo est une référence directe à la pensée chinoise. Sous les doigts de Brigitte Trannoy-Petitgirard, la pièce explore les potentialités spatiales et résonnantes du piano selon divers processus renouvelant d’autant l’écriture et les trajectoires sonores.

Source :
 ResMusica

Critique de Michèle Tosi dans ResMusica à propos du CD Pulsars (éditions PiedNu)Critique de Michèle Tosi dans ResMusica à propos du CD Pulsars (éditions PiedNu)

Concert du 25 juillet 2014, Eglise Ste Foy à Pujols

A propos du duo François Veilhan Elise Patou :


« […] François Veilhan et Elise Patou ont donné un aperçu de leur talent en interprétant magistralement des oeuvres à la fois classiques et plus contemporaines en deuxième partie de soirée. »

(parution dans le journal Sud Ouest le 30 juillet 2014)

Concert du 25 juillet 2014, Eglise Ste Foy à PujolsConcert du 25 juillet 2014, Eglise Ste Foy à Pujols

Concert du 24 mai 2014 à Paris Article d’Ada Gentile en réaction à sa participation au récital

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MUSICA CONTEMPORANEA
“Dialogue au Present” a Parigi, viaggio nell’Europa della musica
In nove giorni ci sono stati concerti a Berlino, parigi e Vienna
di Ada Gentile | 27 Maggio 2014

Parigi –
Un Maggio davvero emozionante per un compositore. Non capita così spesso che nell’arco di soli 9 giorni vengano eseguite alcune mie opere in tre diverse capitali europee: il 20 Maggio il pianista Ernest Moritz ha eseguito “Piccolo studio da concerto” al BKA Theater di Berlino, il 25 Maggio il flautista Francois Veilhan e la pianista Brigitte Trannoy Petit-Girard hanno eseguito “Pour Pierre Yves” e “Perflautoepianoforte” alla Cattedrale Saint Croix di Parigi ed il 29 Maggio la flautista Luisa Sello e la pianista Antilena Nicolizas eseguiranno “Perflautoepianoforte” al Teato Brick 5 di Vienna nell’ambito della rassegna “Musika Follia”.
Ho scelto di assistere al concerto di Parigi, una città che mi affascina molto e dalla quale mancavo da 2 anni. Non conoscevo personalmente il flautista Francois Veilhan, Presidente dell’Associazione “Memoires sonores”, che tempo fa mi ha contattato invitandomi a partecipare alla Rassegna “Dialogue au present” da lui organizzata in collaborazione con « l’Heure Musical au Marais » curata dalla musicologa Aline D’Artinian.

Questa rassegna ha lo scopo di presentare al pubblico parigino alcuni tra i più interessanti compositori contemporanei non solo attraverso la loro produzione musicale ma anche attraverso la loro identità umana che viene delineata grazie ad un’intervista effettuata durante il concerto stesso che serve al compositore per illustrare i pezzi che verranno eseguiti e per parlare della propria poetica musicale.
L’interessante inizativa ha visto negli anni la partecipazione di numerosi compositori francesi come Jean Luis Petit, Susanne Giraud, Nicolas Bacri, Jean Francaix, Dominique Lemaitre, Alain Louvier, Jeanne Loriod etc…
Quest’anno sono stati invitati anche due compositori italiani: Gianni Possio (Torino) e la sottoscritta.
Il luogo dove si tengono i concerti è l’antica Cattedrale Saint Croix, nel 3°arrounsissment di Parigi, conosciuto con il nome “Au Marais” (e cioè “la palude”), che era anticamente un quartiere periferico della città e paludoso che però, nel 18° secolo è stato bonificato e dove sono sorte delle belle abitazioni per il ceto medio-alto e che attualmente è uno dei quartieri “in” della città, con la sua bella Place des Volges
ed i tanti bistrot, bar, boutiques disseminati lungo i portici della grande piazza.

Il concerto di sabato si è tenuto di fronte ad un pubblico attento che ha gradito molto il programma e la presentazione-intervista fattami dalla musicologa Theresa Blotta Fouillaud. I miei due pezzi sono stati eseguiti insieme ad opere di Haydn (Sonata il sol mag. per flauto e pianoforte), di Carl Heinecke (Ballade op.288) e di Ricardo Castro (Caprice-Valseop.1,per piano solo).

Eccellente è stata l’interpretazione dei due esecutori che hanno proposto i vari brani in una intelligente successione in modo da alternare l’antico al moderno.
Simpatica ed interessante è stata anche la chiacchierata tra me e Theresa Blotta (di origini italiane e moglie dell’ eccellente compositore Patrice Foulliaud).

Penso che anche in Italia si dovrebbe adottare questo sistema per la presentazione di opere di autori contemporanei inserite nella normale programmazione delle grandi istituzioni concertistiche in modo da avvicinare il pubblico ad un genere di musica, quella contemporanea, che non trova grandi spazi per le proprie esecuzioni e che quindi rimane ostica per gran parte del pubblico.

27 MAGGIO 2014 19:37
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Concert du 24 mai 2014 à Paris Article d’Ada Gentile en réaction à sa participation au récitalConcert du 24 mai 2014 à Paris Article d’Ada Gentile en réaction à sa participation au récital

A propos du  « Hommage à Henri Dutilleux » du 21 décembre 2013 par le compositeur Alain Fourchotte

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Concert « Hommage à Henri Dutilleux » dans le cadre des concerts « Dialogue au Présent » animés par Aline d’Artinian, avec François Veilhan, flûtes, Brigitte Trannoy-Petitgirard, piano.

Œuvres de Henri Dutilleux, Alain Fourchotte, Dominique Lemaître, Jean-Christophe Rosaz (compositeur invité, création Française).
Je viens de réécouter attentivement tout le concert que Michel Dornard m’a transmis. Quel beau et dense programme ! mené de bout en bout avec tant de talent ! Toutes les pièces m’ont beaucoup plu par leurs qualités intrinsèques et leur variété.

J’ai particulièrement aimé « Ariake » de Rosaz : les « effets » sont parfaitement intégrés au discours d’une grande expressivité.

Quelle belle interprétation Brigitte et vous donnez de la « Sonatine » de Dutilleux : une merveille, bravo à tous les deux.

Concernant mon Opus 40 : tous mes compliments à tous deux, l’interprétation a gagné en homogénéité – avec plus de nuances et de contrastes.

Alain Fourchotte

Concert « Hommage à Henri Dutilleux » du 21 décembre 2013 par le compositeur Alain FourchotteConcert « Hommage à Henri Dutilleux » du 21 décembre 2013 par le compositeur Alain Fourchotte

Concert du 20 avril 2013 article sur le blog de jean-Louis Petit

jean louis petit

jean louis petit

Brigitte Trannoy, piano
François Veilhan, flûte

Infatigable Aline Artinian qui, depuis des décennies, s’attache à promouvoir les interprèteset les compositeurs qui trouvent en elle une oreille attentive et bienveillante.

Elle fut longtemps à animer la « Maison de l’Europe » rue des Francs-Bourgeois dans le 4ème, avec ses « Dialogues au présent ». Elle a, maintenant, jeté son dévolu sur la Cathédrale Sainte Croix des Arméniens, rue Charlot, toujours dans le Marais, où elle a installé « l’Heure Musicale du Marais » basée sur les mêmes principes consistant à programmer à Paris les jeunes interprètes choisis, la plupart du temps, parmi les lauréats des concours internationaux. Mission essentielle et indispensable qui devrait lui attirer tous les soutiens des autorités puisque, ayant fait ses preuves de longue date, elle remplit parfaitement une mission d’intérêt général indispensable au développement de la vie musicale à Paris.

Le 20 avril 2013 elle accueillait un programme du Duo François Veilhan flûte et Brigitte Trannoy-Petitgirard piano, ensemble qui, actuellement, diffuse un beau projet associant la musique contemporaine et la poésie.

Quelques œuvres du programme de ce concert sont issues de ce projet « musique et poésie », mais pas toutes. Ce qui les rassemble c’est surtout le fait que ce sont des créations, mises à part deux œuvres de Dominique Lemaître : « Still » pour flûte en sol (2010) et « Cantus » pour flûte et percussion (1992) interprétée avec le merveilleux percussionniste Bernard Heulin.

Suivent la « Fantaisie-Sonatine » de Philippe Drew puis « Epitomé » d’Alain Fourchotte, œuvres parfaitement intégrées dans le paysage musical contemporain.

Le programme se termine avec « Rives d’Algues » d’Adam Walrand, œuvre qui pousse très loin le refus d’une quelconque filiation avec le passé et la tradition, à l’instar de Xénakis ou de Varèse chez qui on peut trouver encore quelques traces du passé : entrées fuguées, imitations, …Là le compositeur a fait table rase, et l’intérêt vient surtout de la progression des idées et de la densité et de l’épaisseur du son.

A coté de cela l’œuvre précédente, mon « Ombre de Créuse » peut paraître très traditionnelle et très sage, quoique écrite sur une série non rétrogradable de 12 sons dont chaque son est séparé du suivant par un intervalle différent.

Je suis en effet revenu, dans mon écriture, à mon amour immodéré pour la belle courbe mélodique bien sensuelle soutenue par un savoureux agrégat sonore, dans un discours logique mais imprévisible, après avoir, moi aussi, fait ma table rase du passé. Tous casser, ce qui est l’apanage de la jeunesse, m’a paru, au bout d’un certain temps, fastidieux et peu satisfaisant par rapport à ma culture et surtout par rapport à ce que j’aime dans la Musique. Maintenant je me moque d’être ou non « dans le vent » et j’écris ce qui me plait, ce qui m’émeut, ce qui me touche, ce qui m’apporte de la jouissance, ce qui chatouille agréablement le poil de mes oreilles.

Mon style « dans le vent » me donnait bien, certes, quelques satisfactions d’esthète, mais ne me faisait vraiment pas « bander ». Aussi l’ai-je abandonné sans regret.

C’est pourquoi je ne saurais trop être reconnaissant aux merveilleux interprètes que sont François Veilhan et Brigitte Trannoy-Petitgirard (sans oublier Aline Artinian) d’accepter de s’investir dans une œuvre qui ne peut leur apporter que des critiques sarcastiques et des risées de la part de beaucoup de professionnels.

Concert du 20 avril 2013 article sur le blog de jean-Louis PetitConcert du 20 avril 2013 article sur le blog de jean-Louis Petit

A propos du concert donné le 21 décembre 2013 à Paris,

par le compositeur invité Jean-Christophe Rosaz

Jean-Christophe Rosaz

Jean-Christophe Rosaz

Après Dialogue au Présent du 21 décembre 2013 à Paris, compositeur invité Jean-Christophe Rosaz,

création Française « d’Ariake » pour flûte seule, et reprise de « Qi. Au commencement était le souffle :

« Bonjour François
Grand merci à toi qui comme je te l’ai dit magnifies la pensée du compositeur ! »

Jean-Christophe ROSAZ

Dialogue au Présent du 21 décembre 2013 à Paris, par le compositeur invité Jean-Christophe RosazDialogue au Présent du 21 décembre 2013 à Paris, par le compositeur invité Jean-Christophe Rosaz

Concert du 15 septembre 2013

(… après la création de « Comme des colombes sur l’épaule de la colline » de Gérard Garcin, d’après Colline de Jean Giono. Jean-Pierre Hattermann, récitant, François Veilhan, flûtes. Pierre Debien, plasticien. Rencontres d’Art Contemporain . Château de Saint-Auvent. 15 septembre 2013)

Bonjour François ,
Un grand merci à vous pour ce moment d’intense émotion.
Vous avez comme par magie donné corps au texte de Giono, à cette colline devenue tellement vivante que c’était toute sa souffrance, sa résistance à la violence, au vent, son combat avec les flammes qui nous pénétraient.
Et nous restons debout à la fin, comme elle, avec ce souffle de vie gardé intact.
Après avoir parlé avec d’autres personnes, ces impressions étaient partagées [….].
Nous voulons informer d’autres personnes susceptibles de pouvoir programmer cette rencontre entre vous, la musique de Gérard Garcin et le texte admirablement dit par Jean-Pierre.
Je vous tiens au courant.
Encore une fois merci.
A très bientôt.
Amicalement,
Annick et Pierre Debien.

Concert du 15 septembre 2013Concert du 15 septembre 2013

Propos du compositeur Biagio Putignano 12 septembre 2013

Biagio Putignano

Biagio Putignano

Caro François, grazie a te, la mia musica vive momenti di splendida luce e nitidezza. Un grande abbraccio pieno di fraterna amicizia.

Biagio Putignano

jeudi, 12 septembre 2013 12:06

Propos du compositeur Biagio Putignano 12 septembre 2013Propos du compositeur Biagio Putignano 12 septembre 2013

Récital du 20 septembre 2012 au château de St Auvent (Vienne)

« Saint-Auvent. Frêles et fortes musiques.

A l’occasion des Journées du Patrimoine, le flûtiste FRANCOIS VEILHAN est l’invité du château pour un concert unique.

Flûtiste, invité des festivals, professeur, créateur, François Veilhan sera dimanche l’hôte au château de Saint Auvent, de Pierre et Annick Debien.

La musique pour flûte seule n’est pas la plus facile d’abord. Des sons d’apparence fragile, mais qui peuvent créer des architectures musicales fortes. A preuve la suite de J.S. Bach pour flûte seule. C’est aussi un instrument qui, à l’heure des sons de synthèse, garde sa place dans les compositions contemporaines.

François Veilhan ira de l’une à l’autre. »

L’ECHO / Loisirs-culture

Semaine du 14 au 20 septembre 2012

Récital du 20 septembre 2012 au château de St Auvent (Vienne)Récital du 20 septembre 2012 au château de St Auvent (Vienne)

Concert du 7 mai 2012 à Menton

« Une jolie ballade au Musée Cocteau.

François Veilhan a guidé son public dans le décor merveilleux de la collection Severin Wunderman.

François Veilhan a fait profiter l’auditoire d’une interprétation sobre et profonde.

François Veilhan, flûtiste de renom, a proposé au public Mentonnais un concert-ballade dans l’enceinte du Musée Cocteau, lieu dédié à la culture. La première d’une pratique qui a déjà conquis les visiteurs dans de nombreux musées français. […]

Un écrin à musique. Pendant près d’une heure, l’auditoire a pu profiter d’un parcours musical agrémenté d’interventions poétiques. Pour une ballade où les vers de René Char, et de deux poètes actuels, Michel Passelergue et Jean-Louis Maunoury, furent mis à l’honneur. […]

Jean Sébastien Bach, Johann Joachim Quantz ainsi qu’Edgar Varèse (qui a fréquenté Cocteau) et Betsy Jolas ou encore Alain Fourchotte – présent pour l’occasion – furent interprétés avec brio devant un auditoire qui aura profité d’un voyage sonore oscillant entre les 18ème et 20ème siècles.

Cette sélection d’extraits n’a pas laissé insensible le spectateur.

Une « visite mélodique » fortement imprégnée d’une atmosphère « zen » propice au voyage… Tout cela formant un sentiment émanant de la personnalité de ce musicien en accord avec la sobriété et la luminosité tamisée de cet espace.

[…] »

Nicolas Duboscq. Nice-matin le Lundi 7 mai 2012

Concert du 7 mai 2012 à MentonConcert du 7 mai 2012 à Menton

Octobre 2011 propos de Rafael de Zayas

Qu’est-ce qui fait qu’un instrumentiste est musicien ?

Qu’est-ce qui fait qu’un interprète fait soi une musique qu’il n’a pas composée ?

A quoi le reconnait-on ? A part le blabla sur le fait qu’on est transporté ?

On peut être transporté et 15 jours après il n’en reste rien…

François a joué Gaubert comme s’il avait lui-même écrit la partition et je m’en souviens encore aujourd’hui’hui parce que ce qui m’en reste ce n’est pas du son mais un goût dans la bouche et des images.

De la même façon qu’un tableau vous poursuit par sa musique.

Les choses qui nous marquent laissent toujours une sensation d’une autre nature que l’originale.

Rafael de Zayas

mardi, 04 octobre 2011

Octobre 2011 propos de Rafael de Zayas Octobre 2011 propos de Rafael de Zayas

Trois récitals 5, 6, 7 juillet 2011 à Champlémy (Nièvre)

Le Journal du Centre. 11 juillet 2011 article paru suite aux « Trois recitals flûte seule »

« La soixantaine d’auditeurs au concert de flûte du virtuose François Veilhan, au château de Sauvage, s’est régalée de la qualité de l’interprétation, dans ce cadre magique, unique.

[…]

L’introduction de ce concert d’exception se fait sans l’artiste. Seul le son de la flûte, émettant La flûte de Pan de Claude Debussy. Le décor planté, François Veilhan se présente à son auditoire puis enchaîne à la perfection la 6ème suite en la majeur de Joseph Bodin de Boismortier. Un merveilleux concert.

[…]

Génial, François Veilhan a séduit le public. »

Trois récitals 5, 6, 7 juillet 2011 à Champlémy (Nièvre) Trois récitals 5, 6, 7 juillet 2011 à Champlémy (Nièvre)

Concert du 27 avril 2011 Paris critique de Jean-Louis Petit

La flûte possède de très nombreux adeptes et d’innombrables pratiquants, amateurs et professionnels, presque autant que le piano. Mais les récitals de flûte ne sont pas légions.

On se souvient de l’immense notoriété d’un Jean-Pierre Rampal dont la virtuosité et la sonorité toutes personnelles éblouissaient et fascinaient le public aux quatre coins de la Planète. Ses concerts au Théâtre des Champs Elysées étaient toujours combles.

Même si le répertoire de Rampal était très restreint (il refusait d’aborder les œuvres des compositeurs de son temps : « ce n’est pas mon truc, disait-il, il y en a d’autres qui font ça très bien »), on lui doit d’avoir fait sortir la flûte de son rôle d’instrument d’orchestre et de l’avoir projeté sur scène en pleine lumière, comme ce fut la vocation de cet instrument, jadis et particulièrement à l’époque baroque.

François Veilhan est plus éclectique que Rampal dans ses choix de répertoire, et son récital avec Brigitte Trannoy le 27 avril en l’auditorium du Conservatoire Berlioz nous a montré l’une des facettes de son talent de flûtiste qui est aussi bien à l’aise dans Bach que dans les nombreuses œuvres de musique contemporaine qu’il suscite de la part des compositeurs vivants.

Le programme du 27 avril est un hommage à l’art de la flûte « à la française ». Il se compose d’œuvres écrites par deux grandes figures de la Musique à qui l’on doit le renouveau de la flûte en France : Paul Taffanel (1844-1908) qui fut, entre autre, professeur de flûte au Conservatoire et Philippe Gaubert, chef d’orchestre réputé à son époque (1879-1941, soit une génération de différence), et flûtiste lui-même.

Les deux œuvres de Gaubert au programme, de facture très française, sont le véritable reflet du tempérament artistique et créatif d’un compositeur très ancré dans la vie musicale (parisienne) de son temps, attentif aux nouveautés de langage et de forme, ni en avance ni en retard, en un mot d’un grand intérêt artistique. Les deux œuvres de Taffanel, plus conventionnelles, valent surtout par leur virtuosité poussée à l’extrême. Le flûtiste n’y a pour ainsi dire pas le temps de respirer ! Ce sont les œuvres d’un professeur de flûte qui veut démontrer qu’il n’a pas usurpé son poste de professeur. Son modèle de composition : les « variations » de Rossini pour clarinette et piano (ou orchestre), grand cheval de bataille des clarinettistes.

François Veilhan se joue des difficultés de ce programme, qui ne sont pas les mêmes dans Gaubert, plus attentif à la musique, que dans Taffanel, presqu’exclusivement préoccupé de prouesses techniques. Il sait apporter à ces deux musiques un éclairage très personnel, une vision d’ensemble très structurée, une musicalité retenue, une compréhension intuitive autant que raisonnée.

Il est aidé en cela par le jeu intelligent de la pianiste Brigitte Trannoy qui se montre une partenaire efficace, sachant établir un dialogue équilibré entre son instrument, dont le volume sonore est à maîtriser en face de celui de la flûte, plus frêle et plus délicat. Un bel exemple d’accompagnement réussi, laissant à chacun le rôle qui lui est dévolu, ni plus, ni moins.

Cette grande sensibilité que Brigitte Trannoy a montré dans son rôle d’accompagnement on l’a retrouvée dans son rôle de concertiste soliste lorsqu’en milieu de concert elle a interprété les « Impressions du Soir » de Villa Lobos, œuvre pour piano seul emprunte de romantisme, qui tranche avec l’ensemble de la production foisonnante d’un compositeur qui a abordé, avec bonheur, tous les styles, toutes les formes, tous les langages possibles dans le cadre de la tonalité et de la modalité, sans se laisser tenter par le dodécaphonisme naissant. Le romantisme sied parfaitement au tempérament de Brigitte Tannoy, elle semble « être tombée dedans » dès le berceau.

Un très beau programme par des interprètes inspirés et habités par la passion de la Musique.

Concert du 27 avril 2011 Paris critique de Jean-Louis PetitConcert du 27 avril 2011 Paris critique de Jean-Louis Petit

Courrier à Brigitte Trannot-Petitgirard à propos de l’enregistrement du concert du 27avril 2011 à Paris,

François Veilhan, Flûte et Brigitte Trannoy-Petitgirard, piano « œuvres de Paul Taffanel, Philippe Gaubert et Hector Villa-Lobos

Chère Brigitte,
[…] Je perçois la flûte comme un instrument magique et mystérieux, hors du réel et qui incite donc au rêve et à l’imagination, même s’il n’en possède pas le monopole. Je pense au « jardin extraordinaire », entre autre, qu’a si bien chanté Charles TRENET. Quand cet instrument est servi par un artiste tel que François VEILHAN, c’est fantastique. C’est une musique qui ne lasse jamais, même après de nombreuses écoutes. Je suis obligé d’égratigner » votre modestie en vous écoutant accompagner ce flûtiste. Il faut vraiment maîtriser son instrument et « coller » au côté frêle de la sonorité de la flûte en la mettant en valeur sans l’écraser : bravo. On ne se lasse pas non plus à écouter « impression du soir ». C’est un morceau magnifique qui, lui aussi, fait rêver. […]

Gérard BLANC

Courrier à Brigitte Trannot-Petitgirard à propos de l’enregistrement du concert du 27avril 2011 à Paris, Courrier à Brigitte Trannot-Petitgirard à propos de l’enregistrement du concert du 27avril 2011 à Paris,

Master class de flûte avec François Veilhan donnée le 16 juin 2010 à Cannes

Une fois de plus à l’honneur, les classes de flûte du conservatoire de Cannes font preuve d’une incessante activité. Invité par Caroline Debonne, professeur au conservatoire, François Veilhan a donné une master class le 16 juin. Des niveaux débutant au cycle spécialisé, cette master class a permis à tous les élèves de travailler autour du thème original de l’utilisation de l’improvisation pour le travail journalier de l’instrument. Très stimulante pour tous, cette master class a révélé, et ce quelque soit le niveau de l’élève, des capacités insoupçonnées à la création !

C’est le grand mérite de François Veilhan de pouvoir insuffler un tel dynamisme et une telle audace chez les élèves interprètes. »

Résonances n°22  (journal du CRD de Cannes octobre 2010)

Master class du 16 juin 2010 CannesMaster class du 16 juin 2010 Cannes

Concert de septembre 2010, Mandres-les-Roses, à « La Ferme de Monsieur »

« Le concert du duo présenté par Aline Artinian (ex-directrice artistique à Radio-France et actuelle Présidente des « Heures Musicales au Marais ») a enchaîné sur un florilège de courtes pièces romantiques interprétées par Ana Pozuelo Alba (piano) et François Veilhan (flûte). Après Doppler, Hummel, Tulou, Bellini, le concert s’est achevé sur un thème et variations de Frédéric Chopin. La grâce et la délicatesse des deux interprètes ont permis à l’auditoire d’apprécier ce duo entre flûte et piano, pour cette « première » à Mandres. »

Paru sur le blog « Les amis de Mandres » , 26 septembre 2010

Concert de septembre 2010, Mandres-les-Roses, à "La Ferme de Monsieur"Concert de septembre 2010, Mandres-les-Roses, à "La Ferme de Monsieur"

Concerts donnés en avril 2010 à Carmiano et Lecce (Italie)

Festival MultiCultura en Italie.

Ensemble Campsis, François Veilhan, flûtes et direction artistique, Elise Patou, flûte, Ivan Dégardin, flûte et piccolo, Barbara Fritz, flûte.

« […] les interprétations de l’Ensemble Campsis sont de grande qualité et mettent parfaitement en valeur la trame des œuvres. […] »

Biagio Putignano, compositeur.

La Gazette de Lecce, 2010

Concerts en avril 2010 à Carmiano et Lecce (Italie)Concerts en avril 2010 à Carmiano et Lecce (Italie)

A propos des concerts de l’année 2009

Concert solidaire pour la Fondation Jérôme Lejeune.

Le Temple. Chambon-sur-Lignon.

« […]. Tête d’affiche, François Veilhan, célèbre flûtiste qui a enchanté le public. »

Le Progrès de Lyon, 2009


Récital flûte seule. Eglise Saint-Pierre de Consac.

Charente Maritime.

« RECITAL DE FLUTE TRES APPRECIE.

Ambiance magique jeudi soir en l’Eglise St Pierre. François Veilhan, flûtiste concertiste […] y a produit un récital de grande qualité. Une centaine de spectateurs ont pu apprécier les œuvres de Boismortier, Bach, C.P.E. Bach, Debussy, Ibert et Bozza qu’il interpréta après avoir donné des explications sur les pièces, leur contexte et l’auteur. L’enthousiasme fut tel qu’un nouveau récital est mis à l’étude pour l’an prochain. »

Sud-Ouest, 2009


Récital flûte seule à l’église Saint-Pierre de Consac.

« […] il est tout à fait exceptionnel d’entendre un programme d’une heure « flûte seule ».

Cependant le pari est justifié. […] »

Sud-Ouest, 2009

A propos des concerts de l’année 2009A propos des concerts de l’année 2009

A propos des concerts donnés en 2009 et avant

Concert solidaire pour la Fondation Jérôme Lejeune.

Le Temple. Chambon-sur-Lignon.

« […]. Tête d’affiche, François Veilhan, célèbre flûtiste qui a enchanté le public. »

Le Progrès de Lyon, 2009


Récital flûte seule. Eglise Saint-Pierre de Consac.

Charente Maritime.

« RECITAL DE FLUTE TRES APPRECIE.

Ambiance magique jeudi soir en l’Eglise St Pierre. François Veilhan, flûtiste concertiste […] y a produit un récital de grande qualité. Une centaine de spectateurs ont pu apprécier les œuvres de Boismortier, Bach, C.P.E. Bach, Debussy, Ibert et Bozza qu’il interpréta après avoir donné des explications sur les pièces, leur contexte et l’auteur. L’enthousiasme fut tel qu’un nouveau récital est mis à l’étude pour l’an prochain. »

Sud-Ouest, 2009


Récital flûte seule à l’église Saint-Pierre de Consac.

« […] il est tout à fait exceptionnel d’entendre un programme d’une heure « flûte seule ».

Cependant le pari est justifié. […] »

Sud-Ouest, 2009

Concert au profit de la fondation Jérôme Lejeune.

Yssingeaux. Haut-Lignon.

« FRANCOIS VEILHAN : « Un concert porteur de sens »

François Veilhan est un soliste de renommée internationale qui participe à de multiples Académies de musique et Festivals en Europe, et est partie prenante de diverses créations contemporaines qui comptent. Il a ravi l’auditoire en interprétant à la flûte traversière [seule] une Suite de Joseph Bodin de Boismortier […], une sonate de C.P.E. Bach, et la Partita de J.S. Bach. […]. »

Le Progrès de Lyon, 2007


Concert du duo François Veilhan (flûte) et Elise Patou (flûte) (en préfiguration de l’ensemble Campsis).

Penne d’Agennais. Salle Carlane.

« UN DUO D’EXCELLENCE. C’est une prestation qui a particulièrement ravi les mélomanes venus […]. Pour cette soirée [François Veilhan et Elise Patou] ont présenté un programme de grande qualité […] ils ont charmé leur auditoire. »

Sud-Ouest, 2004


Concert du duo François Veilhan et Elise Patou. Château de Courtanvaux. Sarthe.

« […]. Deux musiciens d’une grande virtuosité. […] ont permis de dévoiler leurs qualités techniques en jouant avec aisance sur les sonorités, les sentiments, les ambiances […]. »

Le Maine Libre, 2004


Concert à Vernon. Hôtel de ville.

François Veilhan, flûte, Jean-Pierre Chauvineau, guitare.

« […] interprétations impeccables […] Bartock dont ils ont assimilé la lettre et l’esprit. Charme irrésistible des mélodies de Sauguet, récemment disparu. Atmosphère quasi-surréaliste créée par le compositeur japonais (K. Fukushima). Sophistication harmonique de l’Argentin (Astor Piazzola) qui a redonné au tango ses lettres de noblesse et son âme, tout passe merveilleusement.

Au premier rang, une demi-douzaine d’enfants ont pour les artistes le regard qu’on leur découvre d’ordinaire devant un sapin de Noel illuminé ! […]. »

Paris-Normandie, 1990


Concert au Prieuré de Gaillon.

Duo François Veilhan (flûtes) et Bernard Heulin (percussions).

« François Veilhan et Bernard Heulin donnaient une soirée « Musique du 20ème siècle » […] en présence du compositeur Dominique Lemaître. La musique contemporaine étonne, surprend, et laisse souvent trop d’interrogations sur son sens… Grâce à cette soirée, d’une audition aisée, quelques réponses ont certainement été apportées après avoir entendu « Hyxos » de Giacinto Scelsi, « Quatre études » de François Veilhan, « Density 21,5 d’Edgard Varèse, « Totem » de Dominique Lemaître et « Cantus » de Dominique Lemaître.»

Paris-Normandie, 1993


Concert de musique du 20ème siècle à l’Espace Philippe Auguste. Vernon.

« […] « Promenade sur un corps », de l’Espagnol Luis de Pablo, ouvre le concert. La flûte traversière de François Veilhan, aérienne et volubile, et les très discrètes percussions de Bernard Heulin se conjuguent en un subtil dialogue, sur le mode « soft ». Séduisant.

[…]

On retrouve Bernard Heulin associé à François Veilhan, au service de Dominique Lemaître. « Cantus » (création) optimise la synergie – a priori surprenante – des percussions et de la flûte, qui se révèlent idéalement complémentaires. Une musique d’atmosphère, aux réminiscences extrême-orientalistes. Convaincant.

[…] palme de cette première partie à la « Sonatine pour flûte et piano » de Henri Dutilleux […]. Cette sonatine, que la pianiste Jacqueline Dussol et François Veilhan ont totalement assimilée, corps et âme, témoigne de cet art singulier, où l’esthétisme le plus pur sous-tend la richesse constante de l’inspiration. Impressionnant. »

Pierre Rousseau. Paris-Normandie, 1992.


Concert à Madrid. Casa Velasquez, avec l’ensemble Musique Oblique.

« […] concert de l’Ensemble Musique Oblique dirigé par Sandro Gorli. Excellent ensemble

[…] Talea, œuvre vibrante de Gérard Grisey, qui démontrait la catégorie de l’Ensemble. […] »

Tomas Marco. presse Madrid, mai 1988


Concert au Centre Administratif de Pantin.

Programme Giacinto Scelsi. Musique Oblique.

« […] étonnant duo pour flûte (François Veilhan) et clarinette (Christian Roca) où la recherche de fusion entre les timbres est traversée par la fulgurance de quelques éclats singuliers. […] »

Brigitte Massin. Le Matin de Paris, avril 1987


Festival de Saintes. Abbaye aux Dames.

Concert Giacinto Scelsi. Musique Oblique.

« […] L’abbaye aux Dames est le lieu idéal de spiritualité. Pour que s’élève un chant d’une telle générosité, d’une telle beauté universelle.

Il va sans dire que la manifestation d’un art aussi essentiel que celui de Scelsi devait tout au talent des interprètes de l’ensemble Musique Oblique […] qui ont reçu une ovation méritée »

Jean-Paul Pichard. Charente-Maritime. Juillet 1986

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